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Creole CityA Chronicle of Early American New Orleans$

Nathalie Dessens

Print publication date: 2015

Print ISBN-13: 9780813060200

Published to Florida Scholarship Online: May 2015

DOI: 10.5744/florida/9780813060200.001.0001

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(p.219) Appendix

(p.219) Appendix

Source:
Creole City
Publisher:
University Press of Florida

Lettre originale:

Monsieur1

Le Baron Henri De Ste Gême

Chevalier de l’ordre Royal et Militaire de Saint Louis

Par Toulouse

A Saint Gaudens. Département de

la Haute Garonne.

France

1830         Nouvelles Diverses

Mars

Nous avons appris que la bouilloire du bateau à vapeur le Guillaume Tell [ … ]2 le 16 du courant creva à la distance de 3 lieues au-dessus de la Rivière Rouge dans les parages de Natchez et ayant sombré de suite, que la cargaison n’a pu être sauvée et cinq passagers y ont perdu la vie !

Le 24. Un nègre esclave américain charretier cingla à dessein un blanc d’un coup de fouet qui saigna. Mais le maitre de ce premier à cette nouvelle se rendit de suite sur le lieu dans la rue Condé, et compta à ce malheureux 25$ pour l’empêcher d’aller faire son rapport au tribunal d’un juge de paix et pour ce payement il se soumit au silence. Mais dans pareil cas l’Avocat Général devrait en prendre connaissance et poursuivre le coupable pour l’exemple !

Le 25. Un nègre américain très robuste et de haute taille appartenant au rédacteur de la feuille L’argus était marron et rodait dans les savanes du faubourg Marigny. Son maitre avec quatre hommes de la garde de ville marchèrent sur lui et le joignirent, mais par sa force il s’en dégagea en désarmant l’un de la Garde qu’il blessa au bras de son propre sabre et prit la fuite. Le propriétaire tira alors sur lui ses deux coups de pistolet et l’ayant manquéil cria à un chasseur qui se trouvait en vue de lui tirer son coup de fusil qui le (p.220) blessa suffisamment pour le tenir arrêté, et il fut conduit avec le secours d’une charrette en prison ou il est encore en attendant son jugement.

Le 27. Incendie dans la nuit au faubourg Marigny, qui consuma seulement la maison d’une femme de couleur libre blanchisseuse sans avoir eu le temps de pouvoir sauver aucun effet.

Le 27 mars. Le début d’un bourreau blanc de nation irlandaise pour se soustraire à la peine de mort qu’avait prononcé la loi pour son crime d’assassinat, et de cette manière le sheriff est à présent à son aise pour les exécutions auxquelles on voulait exiger sa propre main.

Le 31 Ct.3 Incendie à 11 heures du matin a la rue de la Douane entre celles de Chartres et de la Levée, le feu ayant pris dans un grand magasin de meubles à un Américain, qui se communiqua de suite à trois maisons en briques de deux ou trois étages qui furent consumées malgré le secours des pompes, ce qui porta un grand désordre au déménagement des propriétaires des maisons adjacentes en craignant que le feu aurait continué ses désastres, que tous les spectateurs de cet événement malheureux se trouvaient affligés de tant de pertes.

Le 5 avril Ct. Mr Denis Prieur a été réélu maire de cette paroisse qui a tiré du canon dans la soirée, et avec une grande musique toute la nuit, en réjouissance de ce bon choix à la majorité des votes contre Bermudez juge de paix en fonction et le journal de L’abeille a dit à ce sujet ce qui suit.

nos législateurs avec leurs lois verbeuses et incohérentes ont assez fait contre nos libertés civiles et politiques, pour avoir tâché de préserver le peu qui nous en reste contre les nouvelles atteintes qu’on aurait pu leur porter si on avait nommé à cette magistrature cet officier public tout intègre, tout savant et tout estimable qu’il soit, lorsqu’on aurait la certitude qu’il était disposé à faire de son mieux pour introduire chez nous la police des villes du nord. L’incompatibilité de nos mœurs avec un tel système était un motif suffisant pour nous engager à nous élever de toutes nos forces contre son élection et remercier dieu de sa chute au candidat

Mr Denis Prieur a obtenu 1063 votes

Et Mr Bermudez……………439, ce qui a donné une supériorité de 624.

Le 6 Ct. Assassinat à 7 heures le matin en face de l’église des Ursulines par un nègre esclave de Mlle Lize Soulet contre un mulâtre cocher esclave aussi à une famille créole de cette ville qui est mort sur le coup du poignard porté au cœur, et ayant pris de suite la fuite à toute course qu’il n’a pu être arrêté par la Garde. Mais gare si on l’attrape !

La police arrête toutes les nuits des vagabonds et des esclaves errants.

On attend avec une très vive impatience le premier lundi de juillet prochain (p.221) qui décidera de la place de gouverneur en faveur du candidat qui aura obtenu le plus de votes, et on craint que le choix ne tombe sur un Gombo filé,4 d’après l’esprit jaloux que ces familles portent contre les gens du dehors, sans reconnaissance aux sciences, à l’industrie et aux fortunes qu’ils ont apportés dans ce pays en l’an 1809 qui donna à son commerce un plus grand élan par tous les avantages, et un surcroit de lumière aux instructions.5

Le chemin ferré se continue à force et avec beaucoup d’activité, mais il ne pourra avoir sa fin et son complet de toute cette année tant les travaux sont grands, pénibles et difficiles. Néanmoins le but de la Compagnie se remplira à son parfait avec le temps, pour entrer au nombre des merveilles; ce qui ne pourra que donner une plus grande valeur aux habitations du voisinage de ce beau chemin public d’une nouvelle invention.

Dans mon précédent bulletin, j’ai oublié de vous dire que le curé de cette paroisse s’était refusé de marier le Major Général avec une femme divorcée pour la raison que la religion catholique, apostolique et romaine rend ce sacrement indissoluble et que sur ce refus, désirant remplir sa promesse à sa gentille maîtresse, ils furent sans plus de délai se présenter au tribunal du juge de la paroisse St Bernard son quartier par en bas, qui remplit cet acte dans les formes américaines à leur satisfaction mais la famille est très mécontente de sa conduite à cet égard qui la mésallie.

Joly au service de la marine militaire de Columbia est passé avec le commandement d’un bâtiment de guerre dans les mers du Sud à la suite de son amiral Beluche.

Ce premier a commandé longtemps la place de Marecaillo côte ferme, où il a épousé la fille d’un général espagnol qui le protège beaucoup auprès des nouvelles autorités de Columbia6 et de Venezuela qui ont forcé le chef Bolivar à se démettre de son commandement supérieur, et il s’en est désisté de bonne grâce pour ne pas s’exposer à un combat inégal en apprenant la marche de ses ennemis avec des forces très supérieures, et qui ne peuvent cependant pas, malgré leur désunion, s’empêcher de rendre justice à la bravoure de ce guerrier distingué, à son mérite, à ses lumières et pour tous les grands services qu’il a rendus à sa patrie durant son règne.

Mézelle7 la femme de Beluche est aujourd’hui à Caracas, après avoir abandonné son domicile à Porto Cabelo qui ne lui offrait plus de sûreté avec une famille sur les bras.

Le Mexique depuis que son gouvernement a perdu les guerriers Guerrero et Sta Ana est aussi en insurrection complète, que le sang a commencé d’y couler s’il faut en croire les journaux qui viennent de Veracruz.

Lauminé qui manque de la Nlle Orléans depuis environ trois ans, n’ayant (p.222) pas été heureux dans ses courses corsairiennes, et se voyant ruiné pour ses pertes qu’il se décida d’aller en Afrique y traiter une cargaison de noirs pour St Thomas, dans laquelle il a réussi pour avoir touché à sa part, me dit Sauvinet, une vingtaine de mille gourdes, ce qui l’a encouragé à entreprendre une seconde expédition de cette même nature, et il est attendu dans son retour à St Thomas pour faire espérer à ses amis qu’il ne tardera pas de rentrer au sein de sa famille si toutefois ce nouveau voyage lui est aussi profitable que le premier.

Je crois avoir oublié de vous parler dans le temps que le Capne Cadet Liquet était mort dans un voyage fait au Port-au-Prince il y a plus de deux ans mais Mdme sa veuve légitime, à cette nouvelle, expédia de suite une goélette pour aller en retirer le cercueil avec le corps de ce défunt, ce qui lui fut accordé par le gouvernement haïtien, et à son arrivée il fut inhumé religieusement dans ce cimetière, accompagné à sa dernière demeure par tous les frères de sa loge maçonnique et d’une compagnie de militaires miliciens qui saluèrent d’une décharge le repos de ce brave corsairien.

Mais tout en respectant sa mémoire, je puis avancer qu’il n’avait donné aucun profit à ses armateurs dans sa dernière croisière à les faire rappeler de sa vaillance et de son bonheur !!

Lorsque la législature de cette ville ouvrit de votre temps ses premières séances sous la présidence de feu Mr Poidras pour fixer cet Etat dans son gouvernement soit pour rester territorial ou pour passer au rang de ceux de l’union, feu Mr Détréan,8 l’un des membres de ses représentants rempli de lumières et aimant sa patrie, plaida pour qu’il restât toujours territoire et il voyait très bien que je me trouvais de son opinion à cet égard. Mais hélas ! Les intrigants qui aspiraient aux places à l’envi l’un de l’autre étouffèrent la justice des sages représentations de ce respectable citoyen grand propriétaire et parvinrent par leur nombre à obtenir qu’il était beaucoup plus avantageux pour le pays d’être établi en Etat, et par leur réussite c’est aujourd’hui les mêmes personnes qui nous font des lois à nous faire souffrir !

*9 La voix publique se plait à dire que jamais sheriffs n’avaient rempli les devoirs de cette charge avec autant d’intégrité et de d’humanité que Mr Morgand, qui n’est point fortuné après environ 20 ans d’exercice, et cela pour avoir exécuté les mouvements de son bon cœur envers ceux que la loi lui commandait de sévir rigoureusement. Mais toujours sensible au malheur que souvent pour ne pas exécuter les débiteurs comme son devoir l’y obligeait, il s’était porté souvent leur caution dont les suites de l’ingratitude de ceux qu’il avait servis avec tant de désintéressement lui ont dévoré jusqu’à ses émoluments et sans jamais se plaindre. On dit même qu’il ne cesse de secourir chaque jour l’indigent qui se réclame de sa bienfaisance que l’on prône avec autant (p.223) de raison que de plaisir les vertus de ce respectable officier de justice rempli de probité.

Le marquis M. a été, ces jours passés, indisposé, on dit que c’est par suite des tracasseries que lui fait éprouver le récalcitrant Espagnol qui persiste dans ses amours, pour s’en être suivi des propos et des menaces indécentes sur lesquelles ce premier lui a représenté qu’il était prêt à se mesurer lorsque ce sera d’une manière honorable. Mais ce furieux lui a riposté par ces paroles, dit-on ! Seriez-vous hérissé d’armes et même de canons de la tête aux pieds, qu’elles ne sauraient m’arrêter pour vous bâtonner ! Si vous persistez dans votre refus de ma main pour Mlle votre fille, l’objet de mes plus tendres affections.

Ce sont des on-dit je vous le répète, comme celui qu’il a à faire est un rompu !

La farine à 3$ 5 es. le Bril 54 onces le pain d’un escalin.10

Quoique je me reconnaisse sans moyen en politique, il me semble d’après les journaux de France que son ministère est Willingtonien !11 Et qu’avec ce secours l’Angleterre paraîtrait désirer placer en Grèce un roi sous sa férule, et pousser son ambition jusqu’à faire flotter son pavillon sur Navarin île de Turquie pour y établir sans doute une place militaire pour sa colossale marine à pouvoir au besoin en imposer à la Russie, et toujours à la barbe des autres puissances qui restent assoupies sur la marche gigantesque de cette cruelle et ambitieuse nation, qui peut-être aura un jour l’audace de convoiter la place d’Alger, si la France par les armes parvenait à abattre cette puissance barbaresque, qui quoique pirate insolent est d’un grand secours à la France par l’abondance de ses grains qu’elle livre tous les ans à ses besoins et autres denrées. Car je me rappelle que dans mon enfance, j’entendais toujours dire par les anciens que la France nécessiterait le commerce de trois Alger. Néanmoins il devient urgent qu’elle donne une leçon par le siège qu’elle médite et par terre et par mer avec de très grandes forces pour la convaincre qu’elle peut courir tout comme une autre la chance d’un renversement.

Les fêtes de la Noël, celles de Pâques, de la Fête Dieu, de la Toussaint et de la Semaine Sainte qui jadis donnaient à tous les bons chrétiens de la réjouissance pour se rendre en foule et avec humilité aux respectables temples de notre religion pour y faire leurs prières, et bien ! Elles ne sont plus suivies aujourd’hui avec cette ardente dévotion, ni avec ce même zèle de piété que la sage doctrine de feu le révérend Père Antoine12 son premier ministre avait inspiré à tous les cœurs de ses paroissiens par ses prônes et son exemple à observer et suivre avec ferveur les commandements de dieu et de l’église. Mais les mœurs sont changés, et même les Créoles avouent cette vérité. A (p.224) présent, ce n’est plus qu’en tremblant que l’on se rend aux églises, après avoir vu la jeunesse de ce siècle ne porter aucun respect aux célébrations religieuses, mais bien pour s’amuser à critiquer les toilettes, à faire quelques espièglerie, et à ridiculiser la modestie des pénitents et pénitentes, ce qui a occasionné dernièrement un grand scandale à l’église des Ursulines, en troublant les ministres de J. C. même dans leur fonction en chaire, qu’il s’en est suivi une rixe un peu sérieuse entre les Catholiques irlandais et ceux français turbulents, qu’elle se ferma et resta ainsi plusieurs jours, en attendant que par le secours du tribunal de la mairie l’ordre y serait rétabli avec cette décence que les fidèles doivent observer dans les temples chrétiens et auquel l’on promit de se soumettre. Mais il n’est pas moins vrai que les fêtes majestueuses et si agréables ne sont plus célébrées avec autant de joie, de pompe et de respect comme au temps passé et les bonnes chrétiennes principalement ne se rendent à leur dévotion qu’avec tristesse, par la crainte qu’elles ont de rencontrer quelque nouvelle scène pour cette jeunesse d’aujourd’hui très mal élevée.

Depuis l’établissement d’un très grand nombre de temples luthériens, calvinistes, &c, il n’y a pas de doute à espérer que par la suite du temps celle catholique sera éclipsée, et que celle anglicane restera la dominante.

On voit avec autant de plaisir que de satisfaction, l’humilité et le respect avec lesquels toutes les familles irlandaises et allemandes se présentent à nos églises, ou elles y trouvent à leur tour pour leur croyance un prédicateur à leur langue.

Ce 12 avril 1830

[paraphe]

Translation:

Monsieur13

Le Baron Henri De Ste Gême

Chevalier de l’ordre Royal et Militaire de Saint Louis

Par Toulouse

A Saint Gaudens. Département de

la Haute Garonne.

France

1830         Miscellaneous News

March

We learnt that, on the 16th instant, the boiler of the steamboat Guillaume Tell exploded at the distance of three leagues above the Red River in the (p.225) vicinity of Natchez and having sunk immediately, that its cargo could not be saved and five passengers lost their lives.

On the 24th. An enslaved American nègre, a carter, purposefully lashed with a whip a white who bled. But the former’s master, when he heard of it, immediately went where it had happened on Condé Street and gave the unfortunate man $25 to prevent him from reporting it to the court of a justice of peace and through the payment, he agreed to remain silent. But in such cases, the General Attorney should be informed and prosecute the offender as an example.

On the 25th. A very sturdy American nègre of great height belonging to the editor of the newspaper L’argus was maroon and lurked in the savannas of Faubourg Marigny. His master with four men of the City Guard went after him and found him but with his strength, he escaped from them, disarming one of the guards whom he wounded on the arm with his own saber, and fled. This owner then fired his two pistol shots at him and, having missed him, he cried to a hunter who was in sight to fire his shotgun which wounded him sufficiently to stop him, and he was driven, in a cart, to jail where he still is, awaiting trial.

On the 27th. Fire during the night in Faubourg Marigny, which only burnt down the house of a free woman of color, a laundress, without giving her time to save her personal effects.

On March 27th. The instatement of a white executioner of Irish nation in order to avoid the death penalty the law had pronounced against him for a murder, and so the sheriff is now more comfortable for executions for which his own hand would have been demanded.

On the 31st inst. Fire at 11 in the morning on Customs Street, between Chartres and Levee, the blaze catching in a furniture store belonging to an American, which immediately spread to three brick houses of two and three stories which burnt down despite the firemen’s assistance, which brought great confusion in the moving of the owners of the neighboring houses, for fear the fire might pursue its disaster, so that all the onlookers of this unfortunate event were distressed by such great losses.

On April 5th inst. Mr Denis Prieur was reelected mayor of this parish which fired the cannon in the evening, with much music all night long, rejoicing for this good choice of a majority of votes against Bermudez, justice of peace in office and the newspaper L’Abeille wrote on this topic the following.

Our legislators, with their verbose and incoherent laws, have done enough against our civil and political liberties to try to preserve the few that remain from the new infringements that could have occurred if this public officer, (p.226) as upright, learned, and respected as he may be, had been selected to this magistrature, when there was certainty that he was prepared to do his best to introduce in our midst the police of northern cities. The incompatibility of our mores with such a system was reason enough to commit us to rise with all our strength against his election and to thank God for the candidate’s failure.

Mr Denis Prieur obtained 1,063 votes

And Mr Bermudez……..439 Vs, which gave a superiority of 624.

On the 6th inst. Murder at 7 in the morning across from the Ursuline church, by a nègre, one of Miss Lize Soulet’s slaves, of a mulatto coachman, also the slave of a Creole family of this city, who died instantly from the dagger blow to his heart, and fleeing immediately at full speed, he could not be caught by the City Guard. But watch out if he is caught!

The police arrest every night vagrants and stray slaves.

We are eagerly awaiting the first Monday of next July, which will settle the governorship in favor of the candidate with the most votes, and we fear that the choice might be for a Gumbo Filé, in conformity with the jealous spirit those families bear against people from outside, without recognizing the knowledge, industry, and fortunes they brought to this country in the year 1809 which gave to its commerce a greater impulse by all these advantages, and an increase in enlightenment to instruction.

The railroad is progressing with force and with much activity, but it cannot be totally completed this year because the work is important, hard, and difficult. The goal of the Company, however, will be perfectly reached in time, to be counted among the marvels, which can only give greater value to the plantations neighboring the beautiful public path of this new invention.

In my previous newsletter, I forgot to tell you that the priest of this parish had refused to marry the Major General to a divorced woman because the Catholic, Apostolic, and Roman religion made this sacrament indissoluble, and that, upon this refusal, wishing to fulfill the promise he had made to his sweet mistress, they went without delay to the court of the judge of St. Bernard Parish, his neighborhood down river, who fulfilled this act in the American way, to their satisfaction but the family is very displeased with his conduct hereof which misallies them.

Joly, in the service of the navy of Colombia, has gone with the command of a warship to the South Seas, following his admiral Beluche.

The former long commanded the place of Marecaillo on terra firma, where he married the daughter of a Spanish general who protects him considerably with the new authorities of Colombia and Venezuela who forced Bolivar to resign from his high command, and he withdrew with good grace so as not to (p.227) expose himself to an uneven fight when he learnt that his enemies were approaching with very superior forces, who, despite their disagreement, cannot but do justice to the bravery of this distinguished warrior, to his merit, to his wisdom, and to his great services to his homeland during his reign.

Beluche’s wife14 is now in Caracas, after leaving her home in Porto Cabelo which no longer offered her safety with a family on her hands.

Since its government lost its Guerrero warriors and Sta Ana, Mexico is also in total insurrection, so that blood has begun to be shed, if we are to believe the newspapers that come from Veracruz.

Not having been fortunate in his privateering activities, Lauminé, who has been away from New Orleans for about three years, finding himself ruined from his losses, decided to go to Africa to trade a cargo of blacks for St. Thomas, in which he succeeded to the point that he got for his share about twenty thousand gourdes, Sauvinet told me, encouraging him to undertake a second expedition of the same nature, and he is expected back in St. Thomas, making his friends hope that he will soon return among his family if this new journey is as profitable as the first one.

I think I forgot, earlier, to tell you that Captain Cadet Liquet died during a journey to Port-au-Prince over two years ago. But his legitimate widow, learning the news, immediately sent a schooner to retrieve the coffin with the remains of the deceased, which was granted to her by the Haitian government and, upon arrival, he was interred religiously, accompanied to his last abode by all the brothers of his Masonic Lodge and by a company of militia soldiers who saluted with a salvo eternal rest for this brave corsair.

But while honoring his memory, I can venture to say that, in his last cruise, he had brought no profit to his ship owners to help them recall his great courage and his good fortune!!

When the legislature of this city opened, in your time, its first sessions under the presidency of the late Mr. Poidras, to decide if the government of this state would remain a territory or become a state of the Union, the late Mr. Détréan, one of the members of its representatives, full of knowledge and loving his homeland, vividly pleaded, with all his moral and philosophical strength, for it to remain a territory forever and he perfectly understood that I shared his opinion about this. But alas! The schemers who coveted each other’s positions stifled the justice of the wise representations of this respectable citizen, a big landowner, and managed, by their number, to obtain that it was much more advantageous for this country to be established as a state, and by reason of their success, there remain today the same persons who pass the laws that make us suffer.

(p.228) * Public opinion likes to say that never had a sheriff fulfilled the duties of this charge with as much integrity and humanity as Mr Morgand, who is not at all wealthy after about 20 years in office; this for having listened to the movements of his generous heart toward those the law commanded him to punish rigorously. But continually sensitive to misfortune, to avoid executing debtors, as his duty commanded, he often stood security for them and the result of the ingratitude of those he had served with such disinterest has devoured even his remuneration without his ever complaining. He is even said to succor every day the destitute who appeal to his benevolence so that people praise, with reason as much as pleasure, the virtues of this respectable justice officer full of integrity.

The Marquis M has been unwell these past days. People say it is due to the hassles coming from that recalcitrant Spaniard who persists in his love, so that indecent words and menaces have followed, after which the former informed him that he was ready to confront him as long as it was in an honorable way. But this raving lunatic has responded with these words, so people say: even if you were spiked with weapons and even with canons from head to toe, they would not stop me from thrashing you! If you persist in refusing my hand for your daughter, the object of my most tender affections.

Those are rumors, I repeat, as the rumor according to which he is dealing with someone with a wide experience!

Flour at $3 and 5 cts the barrel 54 ounces the bread at one cent.

Although I acknowledge myself ignorant in politics, it seems to me, from the French newspapers, that the cabinet is Wellingtonian! And that, with this assistance, England may wish to place in Greece a King under its thumb, and push its ambition to fly its flag over Navarin, the Turk island, to establish there, doubtlessly, a military place for its colossal navy, to be able, if need be, to impress Russia, and always under the nose of the other powers that remain sleepy in the face of the gigantic progress of this cruel and ambitious nation, which, maybe, will dare, one day, to covet the place of Algiers, if France managed to put down with arms this Barbary nation which, although an insolent pirate, greatly assists France with the abundance of its grain that it delivers to her every year according to her needs and other commodities. Because I remember in my childhood always hearing our elders say that France would need the trade of three Algiers. It is becoming urgent, however, to give her a lesson, with a siege planned both from earth and sea, with important forces, to convince her that she runs the risk, like any other, of being overthrown.

The celebrations of Christmas, Easter, Corpus Christi, All Saints’, and the Holy Week, which in the old days caused all good Christians to rejoice by (p.229) crowding humbly to the respectable temples of our religion to pray, well! They are no longer respected today with the ardent devotion or the pious zeal that the wise doctrine of the late Reverend Père Antoine, its first minister, had inspired in all the hearts of his parishioners by his commendations and his example to observe and follow with fervor the commandments of God and of the Church. But the mores have changed so much, and even the Creoles admit this truth. Now it is only trembling in fear that people go to church, after seeing the youth of this century show no respect for religious celebrations, but only enjoy criticizing people’s outfits, committing pranks, and making fun of the modesty of the penitent men and women, which recently occasioned a big scandal at the Ursulines’ Church, by disturbing J. C.’s ministers even in their office at the pulpit, so that a rather serious brawl ensued between the Irish Catholics and the turbulent French ones, after which the church was closed and remained so for several days, waiting for the assistance of the city court to reestablish order, with the decency that all the faithful must observe in Christian temples and to which people promised to submit. It is nonetheless true that the majestic and very pleasant celebrations are no longer carried out with as much joy, pomp, and respect as in the past and the good Christian women, in particular, go to their devotions sadly, fearing to encounter a new spectacle by the ill-mannered youth of today.

Since the establishment of a great number of Lutheran, Calvinist, &c temples, there is no doubt that we can expect, with the passing of time, that the Catholic one will be eclipsed and that the Anglican one will remain predominant.

We observe with as much pleasure as satisfaction the humility and respect with which all the Irish and German families come to our churches, where they find, in turn, for their beliefs, a preacher in their own language.

12 April 1830

[flourish]

Notes:

(1.) The letter has been transcribed as closely as possible to the original. Only some minor grammar or spelling mistakes were corrected, and punctuation and capitalization were altered to be more easily legible.

(2.) Boze manifestly intended to add the name of the ship captain, since he had written “Capne …” and left a blank that he never filled in, possibly because he never found the information or possibly because he forgot.

(3.) Ct stands for courant, meaning “of the present month.”

(4.) Derogatory way of referring to Louisianans, by association with the name of the spices that they use in cooking gumbo.

(5.) Clear evocation of the Saint-Domingue refugees who fled Cuba with Boze and Sainte-Gême and settled in New Orleans.

(6.) This should be Colombie, the French for Colombia.

(7.) Mézelle is a corrupted form of “mademoiselle.”

(8.) Probably Destréhan.

(9.) This is noted as an addition to one of the previous paragraphs. Normally, Boze inserts the asterisk in the paragraph he wants to complete. In the present case, he forgot to indicate where this addition should go, although it seems obvious that he is referring to the paragraph mentioning the executioner, the second entry of March 27.

(10.) He probably means that the barrel of flour is three dollars and five cents and that bread costs one cent.

(11.) He meant “Wellingtonien,” of course, that is to say a partisan of Wellington. He often criticizes the French government for its pro-British positions.

(12.) Father Antonio de Sedella.

(13.) Translation by Nathalie Dessens. The translation remains as close as possible to the original, trying to reproduce Boze’s style. A few alterations have been introduced to make the English version intelligible.

(14.) It is impossible to translate the «Mézelle», which may suggest that she was racially mixed, despite the fact that Boze wrote, a few lines above, that she was the daughter of a Spanish officer who protects him.